Approche du jeune âne & printemps

Les Cahiers de l'Âne • 01/04/2016


Le printemps s’installe. Avec lui le renouveau de la nature et pour nos chers compagnons aux grandes oreilles les naissances approchent ! On est impatient et inquiet à la fois... et ce… qu’on ait un peu d’expérience en la matière… ou pas !

TEXTE : ARMELLE COTTRANT-MÉNAGER - PHOTOS VALÉRIE THÉVENOT

Car pour moi qui ai quand même vu défiler en 20 ans plus de 120 naissances à la maison, il reste toujours cette part de surprise qui ne permet pas de proposer une méthode qui marche à tous les coups autour de la naissance d’un petit. Je vais donc essayer de rassurer quand même les néophytes en faisant part de mon expérience afin d’instiller une réflexion, une attitude à avoir plus qu’une recette universelle. Même si elle s’appuie sur des constats réels, cette approche ne constitue pas une vérité scientifique.

Vérifier la bonne santé de la mère et du petit

La délivrance doit être complète, autrement dit, il ne doit pas rester de résidus placentaires qui pourraient constituer un début d’infection utérine. Le nombril de l’ânon doit être propre, si besoin vous pouvez le nettoyer avec un désinfectant doux .Il faut veiller à la prise rapide du colostrum par le petit afin de le « réchauffer » et de lui apporter énergie et anticorps.

Dans le cas d’une bonne adoption, la mère accepte et même incite le petit à téter. À noter que souvent les primipares sont tellement « amoureuses » de leur premier ânon, qu’elles le veulent sous leur nez, les empêchant ainsi de se diriger vers la mamelle. Le petit alors se fatigue vite, s’épuise et renonce à réitérer sa quête vers la mamelle, ce qui peut lui être fatal. Il faut alors forcer l’ânesse par l’attache et aider le petit à téter. Bien souvent tout rentre dans l’ordre ensuite.

Intervenir… ou non

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