Mettre une selle, pourquoi ?

Les Cahiers de l'Âne • 01/12/2014


La monte à dos d’âne ou de mule ne s’improvise pas. Les équidés ne sont pas naturellement faits pour porter un poids sur leur dos. Les contraintes sont grandes pour monter à dos d’âne ou de mulet tout en garantissant un confort pour lui et son cavalier. Peut-on monter à cru, et comment ? Quelle selle choisir ? Quelles erreurs éviter dans nos choix ? Comment préserver notre monture ?

TEXTE : DR VÉTÉRINAIRE JENNY HARY - PHOTOS : VALÉRIE THÉVENOT

Le dos de l'âne est de ce fait plus court et moins souple que celui d’un cheval, avec une vertèbre lombaire de moins et un sacrum soudé. Ses épaules et son corps sont étroits et son garrot peu prononcé. Le poids du cavalier doit être supporté par les muscles dorsaux qui longent le rachis. En aucun cas les apophyses épineuses et transverses des vertèbres ne doivent supporter de poids sous peine de générer de graves douleurs.

Les exercices montés ne pourront débuter qu’une fois passés les 3 ans et demi au moins. Si vraiment vous êtes pressés de travailler une discipline, envisagez l’acquisition d’un âne adulte déjà dressé plutôt que d’un jeune. L’animal que l’on destine à l’équitation montée doit avoir un dos musclé et ceci se travaille aussi à pied. D’autre part sa taille doit correspondre à celle de son cavalier. Un adulte sera plus à l’aise et en meilleure harmonie sur un âne de plus de 1,35 m au garrot.

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